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Ovide — Wikipédia Aller au contenu Menu principal Menu principal déplacer vers la barre latérale masquer Navigation Page d’accueil Portails thématiques Article au hasard Contact Contribuer Débuter sur Wikipédia Aide Communauté Pages spéciales Modifications récentes Rechercher Rechercher Apparence Faire un don Créer un compte Se connecter Outils personnels Faire un don Créer un compte Se connecter Sommaire déplacer vers la barre latérale masquer Début 1 Biographie Afficher / masquer la sous-section Biographie 1.1 Des débuts prometteurs 1.2 Relégation à Tomis 1.2.1 Contexte 1.2.2 Origine de la relégation 2 Genres littéraires 3 Œuvres 4 Postérité Afficher / masquer la sous-section Postérité 4.1 Postérité des œuvres d'Ovide 4.2 Évocations d'Ovide dans les arts 4.3 Toponymes 5 Notes et références 6 Annexes Afficher / masquer la sous-section Annexes 6.1 Bibliographie 6.1.1 Ouvrages 6.1.2 Articles 6.2 Liens externes 6.2.1 Traduction française seule 6.2.2 Texte latin seul 6.2.3 Texte latin et traduction française 6.2.4 Illustrations Basculer la table des matières Ovide 143 langues Afrikaans Alemannisch አማርኛ Aragonés العربية مصرى অসমীয়া Asturianu Авар Azərbaycanca تۆرکجه Башҡортса Boarisch Žemaitėška Беларуская (тарашкевіца) Беларуская Български Bislama বাংলা བོད་ཡིག Brezhoneg Bosanski Batak Mandailing Буряад Català Нохчийн کوردی Qırımtatarca Čeština Чӑвашла Cymraeg Dansk Deutsch Zazaki Ελληνικά English Esperanto Español Eesti Euskara فارسی Suomi Võro Nordfriisk Furlan Frysk Gaeilge Galego Avañe'ẽ עברית हिन्दी Fiji Hindi Hrvatski Magyar Հայերեն Interlingua Bahasa Indonesia Ilokano Ido Íslenska Italiano 日本語 ქართული Qaraqalpaqsha Jju Адыгэбзэ Kabɩyɛ Қазақша Yerwa Kanuri 한국어 Ripoarisch Kurdî Kernowek Кыргызча Latina Lingua Franca Nova Limburgs Lombard Lietuvių Latviešu Madhurâ Malagasy Македонски മലയാളം Монгол मराठी Bahasa Melayu Эрзянь Plattdüütsch नेपाली नेपाल भाषा Nederlands Norsk nynorsk Norsk bokmål Occitan ਪੰਜਾਬੀ Picard Polski Piemontèis پنجابی Português Română Русский Русиньскый Саха тыла ᱥᱟᱱᱛᱟᱲᱤ Sardu Sicilianu Scots سنڌي Srpskohrvatski / српскохрватски Simple English Slovenčina Slovenščina Shqip Српски / srpski Seeltersk Svenska Kiswahili தமிழ் Тоҷикӣ ไทย Tagalog Tolışi Türkçe Татарча / tatarça Удмурт Українська اردو Oʻzbekcha / ўзбекча Vepsän kel’ Tiếng Việt Volapük Walon Winaray 吴语 მარგალური ייִדיש Zeêuws 文言 閩南語 / Bân-lâm-gí 粵語 中文 Modifier les liens Article Discussion français Lire Modifier Modifier le code Voir l’historique Outils Outils déplacer vers la barre latérale masquer Actions Lire Modifier Modifier le code Voir l’historique Général Pages liées Suivi des pages liées Téléverser un fichier Lien permanent Informations sur la page Citer cette page Obtenir l'URL raccourcie Utiliser l'ancien analyseur Imprimer / exporter Créer un livre Télécharger comme PDF Version imprimable Dans d’autres projets Abstract Wikipedia Wikimedia Commons Wikiquote Wikisource Élément Wikidata Apparence déplacer vers la barre latérale masquer Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles ayant des titres homophones, voir Ovid et La Bande à Ovide. {{harvsp|Hardie 2006|p=369}}.</ref>"},"lieu de décès":{"wt":"[[Constanţa|Tomis]], [[Scythie mineure]]"},"langue":{"wt":"[[Latin]]"},"genre":{"wt":"[[poésie]]"},"adjectifs dérivés":{"wt":"ovidien"},"œuvres principales":{"wt":"* ''[[Les Métamorphoses (Ovide)|Les Métamorphoses]]''\n* ''[[L'Art d'aimer]]''\n* ''[[Héroïdes]]''\n* ''[[Fastes]]''"}},"i":0}}]}'>Ovide Ovide, représenté par Anton von Werner d'après le buste romain de la galerie des Offices à Florence (1905). BiographieNaissance 20 mars 43 av. J.-C. Sulmona Décès 17 ou 18 apr. J.-C.[1] Tomis, Scythie mineure Nom dans la langue maternelle Publius Ovidius Naso Surnom Naso (en référence à son nez) Époque Empire romain Domicile Constanța (à partir de 8) Activité Poète Gens Ovidii (en) Autres informationsMaître Marcus Porcius Latro (en) Genre artistique poésie Adjectifs dérivés ovidien Œuvres principales Les Métamorphoses L'Art d'aimer Héroïdes Fastes Plaque commémorative. modifier - modifier le code - modifier Wikidata Ovide, en latin Publius Ovidius Naso, né en 43 av. J.-C. à Sulmone (en italien Sulmona) dans le centre de l'Italie et mort en 17 ou 18 ap. J.-C., en exil à Tomis (l'actuelle Constanţa en Roumanie), est un poète latin qui vécut durant la période de la naissance de l'Empire romain. Ses œuvres les plus connues sont L'Art d'aimer et les Métamorphoses. Son surnom Naso lui vient de son nez proéminent. Il naît un an après l'assassinat de Jules César, est adolescent lorsque Auguste s'empare du pouvoir pour transformer la République en Empire, et meurt en exil, trois ans après la mort de ce premier empereur. Biographie [modifier | modifier le code] Des débuts prometteurs [modifier | modifier le code] Ovide, représenté dans la Chronique de Nuremberg. Ovide. Fresque de Luca Signorelli, chapelle Saint-Brice, cathédrale d'Orvieto, XVe siècle. Statue d'Ovide, imaginé par Ettore Ferrari (original à Tomis, réplique à Sulmone). Issu d'une famille aisée des Abruzzes appartenant à l'ordre équestre, Ovide est héritier d'une grande fortune. Il étudie la rhétorique à Rome. À l'âge de dix-huit ans, son père lui permet d'aller voyager à Athènes, voyage qui le marquera et exercera une influence sur ses œuvres, notamment Les Métamorphoses. Après ce long voyage en Grèce, il entre dans la carrière judiciaire pour complaire à son père, siégeant parfois au tribunal des décemvirs où, selon son propre témoignage, il sait toujours « sans malversations décider de la fortune des accusés[2] » ; choisi comme arbitre de leurs contestations par des particuliers, il est de même loué par la partie déboutée pour son impartialité. Mais délaissant très tôt les carrières juridique et administrative, il est attiré par la poésie, sa véritable vocation ; artiste mondain, sensible et spirituel, il fréquente les poètes Horace, Tibulle et Properce, et inaugure sa carrière littéraire à vingt-quatre ans, avec les Amours (19 av. J.-C.) ; ce recueil d'élégies développe tous les thèmes érotiques en une sorte de roman d'amour autour d'une certaine Corinne, une hétaïre sous le pseudonyme de laquelle Ovide a dissimulé l'identité de son amante. En 2 av. J.-C., Ovide apparaît comme un poète majeur du Principat (le régime instauré par Auguste) car il est choisi pour déclamer en vers l'inauguration du temple de Mars Vengeur, à Rome[3]. Il connaît bientôt la célébrité grâce à trois autres recueils de poèmes, les Héroïdes, lettres fictives prêtées à des héroïnes de la mythologie, l'Art d'aimer (1 av. J.-C.) sur la théorie de la séduction, et les Remèdes à l'amour (2 apr. J.-C.). Cette inspiration, jusque-là d'un badinage grivois, change ensuite notablement d'orientation si l'on excepte l'épithalame consacré en 11 av. J.-C. aux noces de Paullus Fabius Maximus et une élégie sur la mort du grand orateur Marcus Valerius Messalla Corvinus[4]. Renonçant en grande partie aux distiques de sa poésie amoureuse, il adopte l'hexamètre dactylique dans un poème astronomique, les Phénomènes, où, au témoignage de Valerius Probus, il décrit la marche des astres sur le firmament, évoquant Persée et les Pléiades[5]. À partir de 3 apr. J.-C. il s'applique à un calendrier national, les Fastes, où il parcourt, mois par mois, le cycle annuel des fêtes religieuses romaines. Après l'âge de quarante ans, il abandonne la poésie érotique pour écrire les Métamorphoses, poème de 12 000 hexamètres dactyliques répartis en quinze livres et reprenant les récits de la mythologie grecque et romaine. Le lien qui unit ces œuvres, malgré le caractère apparemment disparate de leurs sujets, pourrait bien être la doctrine astrologique qu'Ovide professe en maints passages[6]de ses œuvres, et qui est le reflet de sa conversion aux croyances néopythagoriciennes. Ovide avait perdu son père et sa mère ; sa famille se composait d'une fille prénommée Pérille[7] issue des secondes noces du poète et mariée au sénateur Cornelius Fidus ; elle résidait en Libye avec son époux et leurs enfants[8]. Par son troisième mariage avec Fabia, sœur de Paullus Fabius Maximus, Ovide est entré dans une branche de l'aristocratie romaine apparentée à Jules César et à l'empereur Auguste lui-même[9], ce qui lui aurait permis, s'il l'avait voulu, de faire une brillante carrière dans les magistratures ; mais comme Asinius Pollion, comme le grand juriste Antistius Labéon ou Messala Corvinus, Ovide, en dédaignant les faveurs qui pouvaient lui être offertes, refusa d'être le complice d'un régime impérial qui avait fait disparaître toutes les libertés politiques et individuelles. Il a cependant joui de l'amitié des plus hautes personnalités romaines de son temps. Parmi ses intimes les plus proches, on compte, outre Paullus Fabius Maximus chez qui il est souvent convié pour des dîners[10], le consul et sénateur Cotta Maximus, le préfet de la bibliothèque impériale d'Apollon, Hygin, et le petit-fils adoptif d'Auguste, Germanicus en personne. Relégation à Tomis [modifier | modifier le code] Contexte [modifier | modifier le code] À l'automne de l'an 8 ap. J.-C., sur un simple édit d'Auguste[11], Ovide est assigné à résidence en Scythie mineure, sur les bords du Pont-Euxin (aujourd'hui la mer Noire), à Tomis, peuplée de Gètes et de Grecs, principalement marchands, marins, pêcheurs et artisans, mais où la culture et les arts de Rome lui manqueront cruellement[12]. La promulgation d'un édit impérial sans nulle forme de procès, permettait d'éviter tout débat judiciaire et de ne pas ébruiter l'affaire. Ovide n'est ni banni dans une île, ni déporté : il est relégué (relegatus). Alors que la déportation entraînait la perte de la citoyenneté romaine et une confiscation totale des biens du condamné, la relégation laissait à Ovide sa personnalité de citoyen, elle ne touchait pas à sa fortune et n'entamait pas sa liberté de poursuivre sa carrière d’écrivain et de communiquer avec sa femme et ses amis[13]. C'est donc avec ses biens et ses esclaves qu'Ovide arriva à Tomis au printemps de l'an 9 de notre ère et c'est dans ce lieu éloigné de Rome, sur une île proche de la côte (mais qui se trouve aujourd'hui dans une lagune au nord de Constanţa, si c'est bien la même) qu'il bâtit sa villa et qu'il passa les dix dernières années de sa vie. La relégation d'Ovide était temporaire (ad tempus) et non pas perpétuelle. Sur le motif de cette sanction, Ovide fut soumis à l'obligation du silence. Par le poète lui-même, nous savons que durant cette décennie d'exil, il apprit le thrace qui lui permit de communiquer avec les Gètes, les Sarmates[14] et avec le roi thrace Cotys VIII[15] ; au lendemain de la mort d'Auguste, il lut devant les Gètes réunis sur le forum de Tomis, le poème qu'il avait composé en leur langue à la gloire de l'empereur, et reçut d'eux des marques d'enthousiasme[16]. Il écrivit à Tomis ses ultimes vers, les Tristes et les Pontiques, qui contiennent des confidences pleines de mélancolie où s'expriment sa nostalgie, sa douleur et sa détresse d'exilé. Mais à partir de la relégation, aucune de ses œuvres n'entra plus dans les b…