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Simplifier l’tiquetage relatif aux allergnes dans les aliments

Cinq faits à connaître sur les nouvelles règles concernant les mentions «peut contenir...»

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Simplifier l’tiquetage relatif aux allergnes dans les aliments Franais English العربية 中文 Русский Espaol Italiano Українська Portugus Македонски Magyar Romnă Trke Articles de fond de la FAO Simplifier l’tiquetage relatif aux allergnes dans les aliments Cinq faits connatre sur les nouvelles rgles concernant les mentions peut contenir... La Commission du Codex Alimentarius, organisme international chargé d’établir des normes alimentaires, a publié de nouvelles directives pour lutter contre le recours abusif à l’étiquetage de précaution sur les allergènes. © FAO/Fanjan Combrink 10/07/2026 Vous prenez un paquet de biscuits. La liste des ingrédients n’inspire aucune inquiétude. Puis vous remarquez une mention d’avertissement familière: «Peut contenir des fruits à coque.» Pour les millions de personnes souffrant d’allergies alimentaires, ces quelques mots peuvent suffire à décider si l’article est mis dans le panier ou reste en rayon. Le problème est que ce type de mention, appelé «étiquetage de précaution sur les allergènes», échappe à toute réglementation dans de nombreux pays, et qu’il est loin d’être universel. Il est donc difficile pour les consommateurs de savoir quand cette mention alerte sur un risque réel. Or, la Commission du Codex Alimentarius, organisme international d’élaboration de normes alimentaires créé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), vient d’adopter de nouvelles directives concernant l’étiquetage sur les allergènes alimentaires. Ces directives devraient tout changer en matière de sécurité et de disponibilité des produits alimentaires pour les millions de personnes atteintes d’allergies alimentaires dans le monde, qui renoncent souvent à acheter des produits portant des mises en garde. Ces nouvelles directives, qui constituent une avancée majeure, visent à lutter contre l’usage abusif de l’étiquetage de précaution des allergènes en fixant pour la toute première fois des seuils fondés sur des données scientifiques et sur les risques pour mesurer la teneur en allergènes nocifs dans les aliments. Cinq faits à connaître à propos des allergènes et des nouvelles directives: 1. Les allergies alimentaires sont un problème mondial Les allergies alimentaires touchent des millions de personnes dans le monde. Les réactions observées vont de symptômes légers, comme des démangeaisons et des gonflements, à une anaphylaxie grave, voire dans certains cas fatale. Pour ces personnes allergiques, il est essentiel d’avoir des informations claires et fiables. Les étiquettes aident les consommateurs à repérer les produits contenant des allergènes et à faire des choix alimentaires éclairés. Les allergies alimentaires peuvent également nuire à la qualité de vie. Pour nombre de consommateurs et de familles, les repas, les courses et les activités sociales sont organisés en fonction des aliments à éviter. L’étiquetage de précaution sur les allergènes présents dans les aliments fournit aux personnes allergiques des informations cruciales en matière de sécurité sanitaire. En haut, à gauche: © FAO/Natalija Gormalova En bas, à droite: © FAO/Faranak Bakhtiari 2. Les mentions «peut contenir...» sont une mesure de protection supplémentaire Lors de la fabrication des aliments, des traces d’allergène peuvent parfois être présentes dans un produit même si cet allergène ne figure pas parmi les ingrédients. Une tablette de chocolat, par exemple, peut être fabriquée avec les mêmes machines que des produits contenant des fruits à coque. De la farine, du lait en poudre, des graines de sésame ou d’autres aliments allergisants peuvent aussi être introduits involontairement dans un produit lors de son stockage, de son transport ou de sa manipulation. On parle alors de contact croisé avec un allergène. Conscients de ce risque, les fabricants ont souvent recours à l’étiquetage de précaution des allergènes, avec des mentions comme «peut contenir des arachides» ou «peut contenir des fruits à coque». Ces avertissements visent à signaler la présence éventuelle et fortuite d’un allergène ne figurant pas dans la liste des ingrédients. Lorsqu’il est pertinent, cet étiquetage est une source d’informations cruciale pour les personnes souffrant d’allergies alimentaires. Toutefois, son usage étant devenu presque systématique – et parfois injustifié –, il arrive que les personnes allergiques renoncent à acheter des aliments pourtant sans danger pour elles, ou bien ignorent totalement ces avertissements, et s’exposent ainsi à des risques. 3. Les nouvelles directives reposent sur des données scientifiques et s’appuient sur des années de recherche internationale À partir de 2020, la FAO et l’OMS ont organisé des consultations d’experts internationaux réunissant allergologues, cliniciens, scientifiques, autorités de réglementation et évaluateurs des risques. Collectivement, ils ont examiné les données factuelles relatives aux allergies alimentaires et ont évalué les mécanismes de contact croisé avec un allergène tout au long des étapes de production, de transformation et de manipulation des aliments. Ils ont conclu que, lorsque les producteurs d’aliments adoptaient de bonnes pratiques en matière d’hygiène et de fabrication, le risque de contact croisé était pratiquement éliminé. Ces experts ont aussi réfléchi à la manière dont l’étiquetage de précaution des allergènes pouvait mieux refléter le risque réellement encouru. Pour la première fois, des seuils fondés sur des données scientifiques et sur les risques ont été fixés: ils représentent la limite en deçà de laquelle la majorité des consommateurs allergiques ne présenteraient aucune réaction indésirable. Leurs constatations ont servi de base scientifique aux nouvelles indications adoptées par la Commission du Codex Alimentarius. Ces indications viennent enrichir la Norme générale sur l’étiquetage des denrées alimentaires préemballées (CXS 1-1985), dans laquelle figure depuis 1999 une liste d’aliments et d’ingrédients susceptibles de provoquer des réactions d’hypersensibilité. Les nouvelles directives aident les entreprises du secteur alimentaire à recourir à l’étiquetage de précaution des allergènes moins systématiquement, uniquement lorsque nécessaire. © OMS/Sue Price 4. L’étiquetage de précaution des allergènes ne devrait être employé qu’en cas de nécessité Les nouvelles directives énoncent les principes généraux que l’industrie alimentaire devrait adopter pour prévenir ou réduire au minimum la présence fortuite d’allergènes alimentaires résultant d’un contact croisé. Il est ainsi possible de réduire le recours à l’étiquetage de précaution des allergènes, en ne l’employant qu’en cas de stricte nécessité, c’est-à-dire dans les situations où la présence fortuite d’allergènes ne peut être ni évitée ni maîtrisée par des pratiques de gestion des allergènes, et où les évaluations des risques indiquent une exposition supérieure à des seuils fondés sur des données scientifiques. 5. Ces directives du Codex sont utiles pour les consommateurs et dans les échanges commerciaux Les textes du Codex font office de référence en ce qui concerne la sécurité sanitaire des aliments faisant l’objet d’échanges internationaux dans l’Accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires. Ainsi, tous les membres de l’OMC, c’est-à-dire la plupart des pays du monde, sont tenus de commercialiser des denrées alimentaires qui soient conformes aux normes du Codex. En ce qui concerne l’industrie alimentaire, les textes du Codex visent une harmonisation du commerce des produits. Grâce à ces toutes premières directives sur l’étiquetage de précaution des allergènes, un plus grand nombre de produits peuvent être mis à la disposition des consommateurs sans risques. En élaborant des directives concernant l’étiquetage et des codes d’usages pour la gestion des allergènes alimentaires, le Codex Alimentarius aide les pays à protéger les consommateurs et à garantir des pratiques commerciales équitables. En fin de compte, la mention la plus utile est celle en laquelle les consommateurs peuvent avoir confiance pour garantir leur sécurité. En savoir plus sur ce thme Pour en savoir plus Site web: Normes alimentaires internationales du Codex Alimentarius Site web: FAO & Food allergens Article: Cinq faits scientifiques à connaître pour mieux comprendre les allergènes alimentaires Suivez-nous FAO Organizational Chart Bureaux dans le monde Regional Office for Africa Regional Office for Asia and the Pacific Regional Office for Europe and Central Asia Regional Office for Latin America and the Caribbean Regional Office for the Near East and North Africa Country Offices Jobs Contact us Terms and Conditions Data protection and privacy Scam Alert Report Misconduct © FAO 2026